Asperger un jour, asperger toujours

Article publié en 2015 – Mis à jour en 2020.

De nombreux parents sont assez instruits, informés et attentifs pour prendre conscience très rapidement quand leurs enfants présentent certains troubles du comportement.

Ce fut le cas à la naissance de Loulou.

J’étais l’aîné de 4 frères et soeurs, déjà maman, assez attentive et intuitive, et j’avais déjà suffisamment acquis d’outils et de capacités pour me rendre compte très rapidement que quelque chose n’allait pas.

Le jour de sa naissance même, on lui administra le vaccin de l’hépatite B, à mon grand désarroi. Nous vivions en Australie et étant originaires de Nouvelle-Calédonie, la loi était stricte à ce sujet.

Rapidement, je constatai que Loulou ne répondait pas à certains stimulis et surtout qu’il souffrait et que cela n’avait rien à voir avec des problèmes gastriques simples.

J’en fis part très rapidement au personnel soignant qui gêné tenta de me rassurer en me disant qu’avec le temps tout irait bien, que chaque enfant avait son propre rythme, etc… Merci suis déjà au courant et en plus je déteste Laurence Pernoud !

Loulou supportait difficilement d’être touché. J’ai arrêté l’allaitement et très vite je l’installais dans un énorme oreiller avec son biberon coincé entre 2 langes sous le menton. Ce fut douloureux de constater qu’il était bien mieux ainsi que dans mes bras et de ne pas pouvoir le bercer. Les massages corporels n’étaient pas simples à effectuer et seul Monsieur Mari, d’une main plus ferme que la mienne, réussissait à le faire.

Dès ses 2 mois, 5 vaccins lui furent administrés en une seule prise. Le choc fut non seulement physique mais aussi émotionnel.

Il pouvait désormais rester couché des heures sans bouger, sans faire le moindre bruit. Il ne répondait à aucun stimuli visuel entr’autre.

4 mois, 3ème série de 5 vaccins en une seule prise.

Cette fois-ci, Loulou s’est totalement enfermé dans le silence, ne répondant plus du tout aux stimulis sensoriels de son âge. Oh il était sage mon Loulou. On ne l’entendait jamais, il ne pleurait jamais, sauf parfois quand on le touchait un peu trop à son goût.

6 mois, 4ème série de 3 vaccins.

Le clou était enfoncé. Loulou ne réagissait plus que pleinement à la présence de Fils Aîné.

Les premiers symptômes de l’autisme étaient là et bien là : balancement pendant plusieurs heures, émission d’un son discontinu, impossibilité à regarder dans les yeux, pas de réaction aux bruits, etc… Grâce à Fils Aîné beaucoup de ses comportements ont été pris et accueillis avec humour ce qui a considérablement allégé et rendu vivable le quotidien.

C’est en Suisse, que j’ai commencé à oser poser des questions et en parler clairement. J’ai été certes rassurée par l’accompagnement que je donnais à Loulou mais pas suffisamment accompagnée par contre par le personnel médical qui a reconnu du bout des lèvres que les vaccins pouvaient en effet être à l’origine des troubles de Loulou.

A 1 an, il a du faire de nouveaux vaccins. Cette fois ci je pris l’initiative de l’accompagner avec l’homéopathie afin que les effets des vaccins soient moins lourds et ainsi de le préparer. Ce ne fut pas suffisant.

A 18 mois, Loulou ne parlait toujours pas correctement, poussait des cris stridents quand il était énervait, se frappait lorsqu’il n’était pas content de lui, riait quand il avait peur, ne mangeait pratiquement pas d’aliments solides, pouvait rester toute la journée sur la même activité sans que rien n’y personne ne puisse le troubler, ne regardait toujours pas dans les yeux, n’aimait ni les câlins ni les bisous, ne jouait pas avec les autres enfants qu’il appelait « Nainnain », pouvait rester des heures les yeux dans le vague sans bouger, etc… Les symptômes étaient bel et bien là.

Le développement de certains symptômes proches du syndrome Asperger, suite à l’administration des vaccins, sont révélés aujourd’hui par de nombreux médecins et les témoignages de parents affluent (Je vous invite à lire cet article ici). Dans le cas de Loulou, c’est l’administration de ses vaccins qui a mis en exergue sa caractérologie. Il m’a fallu des années pour l’accepter, pour accepter que Loulou était bel et bien autiste asperger, accepter et reconnaître que les vaccins n’avaient fait que mettre en exergue sa caractérologie tant j’avais peur qu’il soit étiqueté et empêché d’évoluer, de progresser à son rythme.

J’ai accompagné Loulou en restant près de lui. Il n’était pas question en effet de travailler, pas question de le médicaliser. Un choix mûrement réfléchi par Monsieur Mari et moi-même.

Contrairement à tout ce que l’on proscrit, je ne l’ai jamais sur-stimulé, bien au contraire. Je l’ai laissé aller à son rythme. Pour cela, la pédagogie Montessori s’est avéré un outil formidable, l’instruction en famille l’a soulagé étant incapable de rester avec plusieurs personnes. Son régime alimentaire fut délibérément sans produit industriel, sans lactose, sans gluten pendant les premières années, composé pendant longtemps uniquement de laits végétaux et de pommes.

J’ai également mis en place un protocole homéopathique pour le nettoyer des vaccins puis entre ses 6 et 7 ans, il a pris pendant plus de 6 mois plexus solaire et asperger. Il a été également accompagné par l’EFT, l’EMDR et mes prières.

Des années de soins, d’attentions sans discontinuité. Aujourd’hui, je sais qu’il va mieux, j’ai vu son regard changer, je sais qu’il grandit enfin normalement. Tout a changé le jour où il a demandé à être bercé pour s’endormir. Ce fut les larmes coulant à flots que je l’ai fait en lui chantant une berceuse. C’était la première fois depuis sa naissance. Aujourd’hui il passe des heures à m’embrasser, me câliner, à me demander de le prendre dans ses bras. Monsieur Mari peut enfin l’approcher sans qu’il ne se mette à crier. On sent qu’il a une envie folle de rattraper le temps perdu, d’acquérir toutes les capacités qu’il n’a pas pu apprendre normalement. Il a une vie sociale épanouie et adore se faire des amis. De ses années, il ne reste aujourd’hui qu’une passion folle pour les jeux de stratégie et construction, encore des difficultés à toucher certains matériaux, toujours une trop forte sensibilité aux bruits, un goût très prononcé malgré son jeune âge pour le propre, le beau et une difficulté à courir normalement.

J’ai souvent entendu au cours de ses années qu’il était mal élevé, trop gâté, enfant roi, enfant tyran, qu’il était trop couvé. Certains sont même prêts à me demander un certificat médical ! J’assume ses remarques, ses comportements déplacés ayant choisi de ne pas en parler pendant des années. Je refuse les étiquettes et dans ce cas-là lui apposer l’étiquette Asperger n’aurait fait qu’empirer les choses. J’ai préféré écouter mon intuition comme lorsque 16 ans plutôt on avait diagnostiqué Fils Aîné hyperactif alors qu’il était allergique au gluten et consommait beaucoup trop de sucres.

Loulou a certes le syndrome Asperger, mais cela ne l’empêche pas du tout de vivre normalement.

En 2017, un bilan a été fait auprès du centre du Dr Attwood à Brisbane. Bilan largement positif qui fut un véritable soulagement. Et puis ce que j’ai le plus apprécié dans les études du Dr Attwood c’est que, tout comme je le ressens depuis le début, le syndrome Asperger n’est pas une maladie, pas un handicap mais vraisemblablement une évolution de l’humain. Il faudra peut-être encore des années pour que ce point de vue soit accepté par la Société.

********

En 2012, une peine prononcée par la Cour de Rimini, en Italie, a établi un lien entre le vaccin trivalent ROR et le syndrome de Kenner (lire ici). Le début d’une longue série…. 

Petit Prince

9 commentaires sur “Asperger un jour, asperger toujours

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  1. ton témoignage est émouvant et touchant ,tu as bien fait d’en parler ,tu t’es à la fois libérée et ton expérience aidera certainement plusieurs famille qui sont dans votre cas ,emilie de n.c

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  2. Très émouvant ! Merci de votre partage, sans symptômes aussi violents, mais avec symptômes tout de même, je suis dans le même cas que vous. Et je fais comme vous, je cherche des solutions pour éliminer les cochonneries du corps.
    Sans lactose, sans gluten, pas d’industriel,…. Votre message me donne espoir : je vous remercie !!!

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  3. Ma chère amie, je t’ai côtoyée durant toutes ces années sans savoir ce que tu as traversé, chapeau bas d’avoir toujours gardé le sourire et cette force intérieure. Je suis fière de t’avoir rencontrée et de t’avoir pour amie. Sois fière de tes Loulous, le grand et le petit, ce sont de belles personnes. Je t’embrasse affectueusement et merci pour tout ce que tu m’as apporté.

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