A la rencontre de mes petits chevaliers de lumière

La maladie, le mal être, comme le disait Louise Hay, nous touche tous, que nous soyons spirituel ou pas, sportif ou non, gentil ou méchant, blanc ou noir, riche ou pauvre, …

Nous sommes tous égaux dans trois domaines : le jour de notre naissance, le jour de notre mort et le jour où nous tombons malades.

Quel que soit notre couleur de peau, notre sexe, notre compte en banque, notre degré d’instruction, les symptômes d’une gastro, d’une grippe, d’un AVC ou même d’un cancer sont identiques.

Là où nous sommes totalement différents c’est dans notre façon de le vivre, de réagir. Certains feront confiance à la médecine aveuglément, d’autres passeront un temps fou à se plaindre et à maudire la terre entière, d’autres se laisseront aller, et d’autres décideront d’en tirer une leçon. A chacun sa façon de réagir. En fait peu importe cette façon de réagir…

Depuis quelques années, 11 ans exactement, je traverse des tempêtes et des orages bien plus forts que les années précédentes, des remises en question (Je me pose beaucoup de questions) et, grâce à Dieu, j’obtiens beaucoup de réponses, des réponses qui m’ont permis d’avancer, de mieux me connaître, d’évoluer sur mon chemin de vie.

J’ai perdu beaucoup sur ce chemin, bien plus qu’il n’en faut, j’ai perdu quelqu’un de précieux. Et cela je ne le souhaite à personne. Mais ainsi va la Vie. Il y a parfois des circonstances, des faits que l’on ne peut pas maîtriser. Je peux maîtriser mes actes, mes paroles, mes pensées mais je ne suis pas responsable des faits et gestes d’autrui. A chacun sa propre responsabilité. Il m’a fallu du temps pour le comprendre, l’admettre.

J’ai gagné beaucoup aussi sur ce chemin. J’ai gagné de belles victoires, un amour plus fort que la mort, j’ai fait des rencontres inoubliables, j’ai retrouvé des amis et je me suis retrouvée.

J’ai réappris à me faire confiance, à accepter mes différences. J’ai compris que je n’étais pas une mauvaise personne et que ce n’est pas parce que certains étaient méchants, injustes avec moi, que je le méritais. J’ai aussi compris que, contrairement à ce que me disaient ces mêmes personnes, je ne leur avais jamais fait de mal ou tout du moins rien qui ne justifiait cette méchanceté de leur part. C’est tellement plus facile d’accuser l’autre de ses propres irresponsabilités, de ses propres manquements.

J’ai aussi appris à faire confiance à mes connaissances, à mon savoir, à mes idées et grâce à cela j’ai retrouvé le chemin spirite qui est le mien.

« Ce cancer, Chéri, est une véritable bénédiction »

Mais tout cela je ne l’ai compris que dernièrement.

Fin 2017, j’ai appris que cette petite goutte sous le nez (qui ressemblait à une larme) et qui avait grossie de façon totalement anormale était un carcinome, précurseur d’un cancer de la peau. Je décidais de me le faire enlever le jour de mes 51 ans, pour marquer le coup pensais-je et tordre le cou à ce que je ne souhaitais pas être une malédiction familiale : en effet, 17 ans auparavant mon frère était mort d’un cancer de la peau.

Je n’avais pas encore compris à quel point ce cancer qui s’était réveillé était important, pour moi, mon passé, mon présent et mon futur.

Je continuais à vivre, à travailler 7j/7, 11 heures par jour, encaisser les coups, à m’occuper de Monsieur Mari et Loulou, etc…

La fatigue s’accumulait, le chagrin me remplissait. Fin 2018, sous la pression de mon entourage, je retournais chez le dermatologue pour apprendre que je devais être à nouveau opérée, en trois endroits différents et dans l’urgence. Un véritable coup de massue mais également une véritablement bénédiction comme je le dirais un soir à Monsieur Mari.

La triplette

Cette fois-ci, je décidais de procéder autrement.

Avant tout, je décidais de quitter ce métier que j’avais choisi non pas parce que c’était un rêve d’ado mais parce que je voulais être reconnue.

Je décidais d’en apprendre plus sur les raisons psychologiques qui déclenchaient les maladies de peau.

Mon état de santé général n’était pas bon non plus. En fait, j’avais la triplette comme je m’amusais à le dire : ménopause + surpoids + fatigue. Un vrai tiercé gagnant et surtout toutes les bonnes conditions pour développer un cancer.

La ménopause, à part trouver le bon régime qui permette de bien le vivre, je ne savais pas trop comment gérer cela. Bien sûr qu’une bonne hygiène de vie et une bonne alimentation permettent de gérer au mieux cette période de dérèglement hormonal. Mais pas que… J’ai découvert au cours de cette période que notre relation à notre mère est une part importante : c’est le moment de faire le deuil de la maman parfaite que nous aurions aimé avoir, être, de la femme parfaite que nous souhaitions être, de faire preuve envers celle qui nous avait mis au monde d’indulgence pour en faire preuve vis-à-vis de soi.

Il me fallait également « lever le pied », me reposer et penser à moi. J’avais accompagné Loulou dans ses apprentissages difficiles pendant plus de 11 ans (Pour ceux qui me lisent depuis le début, vous savez que Loulou est autiste asperger). La rencontre avec un des médecins travaillant pour le Dr Attwood, spécialiste australien du syndrome asperger, m’avait complètement rassurée sur les soins que je lui avais prodigués et pour son avenir. Je pouvais enfin me reposer. Monsieur Mari de son côté avançait enfin sereinement sur son chemin. Il était donc temps de prendre soin de moi.

Difficile de remonter la pente, de retrouver des forces lorsqu’on est épuisé. Je n’avais pas compris que j’étais à ce point-là épuisée… Reïki, magnétisme, naturopathie m’ont bien accompagnée. J’ai même réussi à perdre quelques kilos. Il y a encore du travail dans ce domaine-là mais chaque chose en son temps. Le monde ne s’est pas fait en un seul jour.

J’ai rencontré mes petits chevaliers de lumière

Et puis la date des premiers soins est arrivée, le verdict aussi : ce cancer de la peau, je l’ai à vie. A moi de faire attention au soleil, à mon alimentation, mon hygiène de vie pour ne plus voir apparaître de carcinome et surtout pour que cela ne se transforme pas un jour en mélanome.

Après un mois de chimiothérapie topique, la perte de quelques cheveux (Heureusement que j’en ai beaucoup !), l’opération, en trois endroits différents. Je suis toute balafrée maintenant mais je sais que le plus dur est derrière moi.

Au cours de mes recherches, de mes lectures, de mes méditations, j’ai appris qu’il n’y avait pas de grands ou de petits cancers. Nous avons tous en nous des cellules cancéreuses, qui mettent des années à se réveiller, ou pas.

Le cancer est notre grande culpabilité et se rappelle à nous pour nous faire travailler ce que nous devons travailler pour notre évolution personnelle, au cours de notre expérience humaine.

Je sais que la réincarnation est un fait, je suis naît avec cette connaissance. Elle n’est donc pas un rêve, une utopie, une croyance pour moi. Je sais que nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine (Et non le contraire), que la chose la plus difficile pour nous est de nous soumettre à cette expérience humaine, de « se soumettre au réel » comme le disait Maria Montessori. Je sais que nous choisissons notre pays, notre sexe, notre famille. Je crois au destin mais pas en la fatalité.

Je sais que nous choisissons de vivre l’expérience humaine pour évoluer spirituellement, moralement, que nous sommes ici et maintenant pour réparer et accomplir. Oui nous avons aussi à rendre, à réparer mais nous ne sommes pas obligés de le faire dans la souffrance. C’est la non-acceptation qui fait souffrir.

J’ai compris grâce à ce cancer certaines choses dont notamment que ces cellules cancéreuses sont en quelque sorte l’ADN, la mémoire de ce que nous souhaitons réparer. Nos petits chevaliers de lumière. Qu’ils sont là pour nettoyer, nous guérir de notre culpabilité. Dans mon cas, il s’agit bien entendu d’un lien familial non respecté dans une expérience humaine précédente et surtout très culpabilisant. Et tout, aujourd’hui, me fait réparer ce manquement précédent, cette culpabilité.

Travail et persévérance sont les mamelles de la réussite

J’ai également compris qu’avoir une vie spirituelle riche, des connaissances spirites ne servent à rien si nous ne vivons pas pleinement notre expérience humaine et si nous ne nous y soumettons pas, en suivant certaines règles. Il est tout aussi important, même plus, d’avoir une vie humaine harmonieuse et remplie.

Prier, méditer ne suffit pas si nous ne traduisons pas cela en actes de bienveillance, de gentillesse, de bonté, si nous ne développons pas et ne transmettons pas nos valeurs morales. Prier ne nous aidera jamais à guérir si nous n’allons pas voir le médecin, à gagner de l’argent si nous n’avons pas de métier, à avoir une belle maison si nous ne la nettoyons jamais, …

Nous sommes ici pour travailler, évoluer, nous rendre meilleurs et par là même rendre nos vies meilleures.

Notre plus belle réussite sera le jour de notre mort : si nous pouvons vivre ce jour-là sereinement, sans peur, sans regret avec le sourire alors nous saurons que notre travail et notre persévérance auront fait de cette expérience de vie une véritable réussite.

Le meilleur moyen pour comprendre notre vie passée, c’est l’observation. Par une analyse attentive de notre vie présente, en réfléchissant à tout ce qui nous afflige, on peut déduire nos parts d’ombres, celles qui proviennent de nos expériences passées.

2 commentaires sur “A la rencontre de mes petits chevaliers de lumière

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