Boîte à outils

L’être humain a de bien nombreux challenges à réaliser aujourd’hui. Trois paraissent importants aux yeux de beaucoup d’entre nous : accompagner du mieux possible les enfants, évoluer spirituellement, préserver notre Terre, notre environnement.

Tous, nous nous accordons à dire combien ses domaines sont importants. Grâce à Dieu et aux nombreux moyens de communication, grâce à la plus grande diffusion des savoirs, nous pouvons aujourd’hui trouver tous les outils dont nous avons besoin pour nous assurer que nous saurons « assurer » dans chacun de ces domaines. Oui mais voilà…

Quelque chose qui cloche
Parce qu’il y a bien un « Oui mais », il y a bien « quelque chose qui cloche », qui fait dire aux détracteurs de la spiritualité, de la parentalité positive, de l’écologie que tous ces outils ne servent strictement à rien puisque rien n’évolue, bien au contraire.
Il y a toujours des guerres de religion, l’individualité n’aura jamais autant explosé malgré la pléthore de coachs bien être, la terre n’aura jamais été aussi polluée, il n’y aura jamais eu autant de violence et de suicide chez nos enfants ! Alors qu’est-ce qui cloche ? Pourquoi cette inertie alors que tout ces outils nous sont diffusés en masse depuis 1975 !?

Prises de conscience
Et s’il s’agissait tout simplement de prises de conscience ? Le monde occidental, représenté en majorité par l’Europe et les Etats-Unis, n’a pas connu de conflit à grande échelle depuis 1945.
Vivre en paix a forcément fait évoluer les mentalités. A l’instar des nouvelles technologies qui nous donnent du temps pour travailler dans de nouveaux domaines, la paix permet aux humains de prendre conscience, et bien plus que la guerre, de ce qu’il nous faut ensemble améliorer.
En effet, le fait de ne plus connaître de conflit à grande échelle nous permet de nous attacher à d’autres dossiers, oserais-je écrire, et de nous permettre de créer un futur meilleur, de nous poser les bonnes questions.
Regardez, écoutez. L’humanité n’a jamais autant crié : « Mais que laissera-t-on aux générations futures ? ». Tous les médias à travers le Monde relayent ce grand cri. A mes yeux, cette prise de conscience est la plus importante : elle nous soude au-delà des frontières, de nos couleurs de peau, de nos croyances, de nos avancées technologiques et crée un lien que l’humanité n’a pas connu jusqu’à aujourd’hui.

Les enfants d’aujourd’hui sont les adultes de demain
Et parce que les enfants d’aujourd’hui sont les adultes de demain, leur cause, leur éducation sont de plus en plus importants pour beaucoup d’entre nous.
Même si Maria Montessori a créé sa pédagogie dans les années 30 à 40, même si Françoise Dolto nous a livré le fruit de ses recherches dans les années 70, idem pour John Holt, que Rudolf Steiner a posé les fondements de l’anthroposophie au début du 20ème siècle, que Marshall B. Rosenberg a initié dans les années 1970 le processus de communication non violente pour ne citer que les plus connus, c’est aujourd’hui, au 21ème siècle, que les outils de pédagogie sont connus du plus grand nombre.
Ils sont entrés dans les mœurs, dans les foyers et bouleversent dans de nombreux pays les modes de l’enseignement national.
C’est une bonne chose, une très bonne chose.
Alors pourquoi ça ne tourne pas rond pour/chez nos enfants ? Pourquoi cette montée de violence chez nos enfants ? Pourquoi cette augmentation du suicide chez les jeunes ? Parce que de mon côté c’est bien de ce côté, dans ce domaine particulier de l’enfance, que le bât blesse le plus.
Nous avons tous les outils qu’il faut pour accompagner l’être humain enfant. Nous ne devrions plus nous tromper, nous ne devrions plus les faire tant souffrir !
Certes, nous devenons des pros de l’accompagnement de l’être humain enfant mais, comme dans tous les autres domaines de notre vie ici-bas, nous avons oublié l’outil le plus important : une clé qui ouvre toutes les portes.
A trop vouloir bien faire, n’avons-nous pas oublié d’aimer nos enfants, tout simplement ?

Jetons nos outils
Je découvre, à travers mes rencontres, de plus en plus d’équipes pédagogiques, de parents qui créent des écoles dites alternatives dans lesquelles tous les outils pédagogiques sont utilisés pour leur permettre de comprendre les émotions, les besoins, etc… des enfants.
Seulement, il y a une chose que nous n’avons pas compris : ces outils ne sont pas une fin en soi, ils doivent nous servir, nous aider, nous adultes. Ainsi, par le plus grande principe d’éducation (l’exemple), les enfants d’aujourd’hui seront des adultes demain qui sauront à leur tour accompagner, guider les êtres humains enfants.
N’en faisons pas des adultes avant l’âge. Il faut plusieurs années pour qu’un être humain ne devienne mature, autonome, contrairement aux animaux. Car contrairement à ces derniers, l’humain a beaucoup plus à développer et dans des domaines bien différents.
Laissons les enfants jouer, grandir, aller à leur rythme et remplaçons définitivement le mot éducation par le mot amour, car c’est de cela, au-delà de tout, que l’être humain a le plus besoin*, tout comme notre Terre et notre âme.
Alors à l’instar d’un Louis Jouvet, je finirais ainsi :  » Mettons un peu d’amour dans nos vies, et un peu de vie dans notre amour ».

** A lire : Privé d’affection, le nourrisson souffre de modifications cérébrales

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